Mis à jour en Juin 2026 • Contenu relu par Mme Nawal M., formatrice et spécialiste en électrolyse.

Beaucoup de femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont l’impression de devoir constamment surveiller leur visage, utiliser une pince à épiler ou cacher une pilosité qu’elles ne comprennent pas toujours.
Pourtant, cette situation est fréquente.
Elle s’explique par un déséquilibre hormonal pouvant entraîner une pilosité excessive appelée hirsutisme.
Comprendre pourquoi ces poils apparaissent est la première étape pour mieux vivre avec le SOPK et trouver les solutions les plus adaptées.
Réponse rapide (à lire en 30 secondes)
- Le SOPK peut provoquer une pilosité excessive appelée hirsutisme.
- Cette pilosité est liée à une augmentation des hormones androgènes (hyperandrogénie).
- Les zones les plus touchées sont le menton, la lèvre supérieure et le cou.
- Toutes les femmes atteintes du SOPK ne développent pas la même pilosité.
- Les poils déjà présents ne disparaissent pas toujours naturellement.
- Des solutions existent pour traiter les poils hormonaux selon chaque situation.
Sommaire
Qu'est-ce que le SOPK ou SMOP ?
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), désormais également désigné par certains experts sous le terme de syndrome métabolique et ovarien polykystique (SMOP), est un trouble hormonal caractérisé par une augmentation des hormones androgènes pouvant entraîner une pilosité excessive appelée hirsutisme.
Il peut provoquer différents symptômes :
- des règles irrégulières ;
- de l’acné ;
- une chute de cheveux ;
- des difficultés de fertilité ;
- une pilosité excessive appelée hirsutisme.
Définition du syndrome des ovaires polykystiques
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble hormonal caractérisé par une augmentation des hormones androgènes pouvant provoquer une pilosité excessive appelée hirsutisme.
Pourquoi le SOPK est-il fréquent chez les femmes ?
Le SOPK touche environ 1 femme sur 10.
Ses causes exactes ne sont pas encore totalement connues.
Des facteurs génétiques, hormonaux et métaboliques semblent intervenir dans son développement.
Toutes les femmes atteintes du SOPK ne présentent pas les mêmes symptômes.
Certaines souffrent principalement d’acné ou de troubles de l’ovulation, tandis que d’autres remarquent surtout une augmentation de la pilosité.
Pourquoi le SOPK provoque-t-il des poils sur le visage ?
L’apparition de poils au niveau du menton, de la lèvre supérieure ou des joues est liée à un phénomène appelé hirsutisme.
Celui-ci est généralement provoqué par une augmentation des hormones androgènes, naturellement présentes chez toutes les femmes mais en quantité plus faible.
Le rôle des androgènes
Les androgènes stimulent certains follicules pileux et transforment progressivement un duvet fin en poils plus épais et plus foncés.
Cette augmentation des androgènes, appelée hyperandrogénie, est l’une des principales causes de l’hirsutisme.
Pourquoi certaines zones sont plus touchées ?
Certaines zones du corps sont plus sensibles aux androgènes.
Les régions les plus souvent concernées sont :
- le menton
- la lèvre supérieure
- les joues
- le cou
- la poitrine
- le ventre
Ces zones sont dites hormonodépendantes.
Leurs follicules pileux sont plus sensibles aux androgènes, ce qui explique pourquoi la pilosité y apparaît plus facilement.
Pourquoi toutes les femmes atteintes du SOPK ne développent pas une pilosité importante ?
Le SOPK ne se manifeste pas de la même manière chez toutes les femmes.
Deux patientes présentant un taux d’androgènes similaire peuvent avoir des symptômes très différents.
Plusieurs facteurs peuvent intervenir :
- la sensibilité des follicules pileux
- la génétique
- l’origine ethnique
- les variations hormonales
- la résistance à l’insuline
Certaines femmes ne développeront qu’un léger duvet.
D’autres pourront présenter une pilosité plus importante au niveau du visage ou du corps.
Quelles zones du corps sont concernées ?
Certaines zones du corps, dites hormonodépendantes, sont particulièrement sensibles aux hormones androgènes. Chez certaines femmes, les poils peuvent devenir plus épais, plus foncés et plus visibles.
Menton :
Le menton est particulièrement sensible aux androgènes, ce qui explique pourquoi cette zone est souvent concernée par l’hirsutisme.
Lèvre supérieure :
La lèvre supérieure est une autre zone fréquemment touchée. Au début, il peut s’agir d’un duvet discret. Avec le temps, certains poils peuvent devenir plus épais et plus foncés.
Cou :
Chez certaines femmes atteintes du SOPK, la pilosité peut également s’étendre sous le menton et au niveau du cou.
Ventre et poitrine :
Le SOPK peut également favoriser l’apparition de poils au niveau :
- du ventre, notamment sous le nombril ;
- de l’aréole des seins ;
- du sternum ;
- de la poitrine.
Qu'appelle-t-on l'hirsutisme ?
Différence entre duvet et poils terminaux
Tous les poils ne sont pas identiques.
Le duvet est généralement :
- fin ;
- clair ;
- peu visible.
Les poils terminaux sont :
- plus épais ;
- plus pigmentés ;
- plus visibles ;
- plus résistants.
Sous l’effet des androgènes, certains follicules pileux peuvent transformer un duvet fin en poils terminaux.
Quand faut-il consulter ?
Une consultation médicale peut être utile en cas :
- d’apparition soudaine de poils sur le visage ;
- d’augmentation progressive de la pilosité ;
- de règles irrégulières ;
- d’acné persistante ;
- de chute de cheveux ;
- de difficultés à concevoir.
Un gynécologue, un endocrinologue ou un dermatologue pourra rechercher une éventuelle cause hormonale, notamment un syndrome des ovaires polykystiques.
Le poids psychologique des poils du visage chez les femmes atteintes du SOPK
Au-delà de l’aspect hormonal, la pilosité du visage peut avoir un impact important sur la qualité de vie.
Certaines femmes décrivent une véritable charge mentale.
Le miroir devient parfois une source d’anxiété.
Certaines vérifient plusieurs fois par jour l’apparition de nouveaux poils.
D’autres évitent la lumière naturelle, les photos ou les rapprochements avec leur partenaire.
Certaines se sentent moins féminines ou ont peur du regard des autres.
Ces émotions sont compréhensibles.
Elles ne sont ni rares ni exagérées.
Le retentissement psychologique de l’hirsutisme est aujourd’hui reconnu par les professionnels de santé et ne doit pas être minimisé.
Signes fréquemment rapportés
- perte de confiance en soi ;
- gêne sociale ;
- anxiété ;
- obsession du miroir ;
- peur que les autres remarquent les poils ;
- fatigue liée aux épilations répétées ;
- sentiment d’isolement.
Les poils liés au SOPK peuvent-ils disparaître ?
La réponse dépend de plusieurs facteurs.
Même lorsque l’équilibre hormonal s’améliore, les poils déjà présents ne disparaissent pas toujours spontanément.
Traitement hormonal :
Dans certains cas, le médecin peut proposer :
- une pilule contraceptive ;
- des traitements anti-androgènes ;
- une prise en charge adaptée à chaque situation.
Ils peuvent ralentir l’apparition de nouveaux poils, mais n’éliminent pas systématiquement ceux qui sont déjà présents.
Hygiène de vie
Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une meilleure sensibilité à l’insuline peuvent contribuer à améliorer certains symptômes du SOPK.
Cependant, l’hygiène de vie seule ne suffit pas toujours à faire disparaître les poils déjà développés.
Pourquoi les poils déjà présents ne disparaissent pas toujours
Une fois qu’un duvet s’est transformé en poil terminal sous l’effet des androgènes, celui-ci peut continuer à suivre son cycle de croissance.
Même si l’équilibre hormonal s’améliore, les follicules pileux déjà stimulés peuvent continuer à produire des poils.
Laser ou électrolyse pour les poils hormonaux ?
Il n’existe pas une seule solution adaptée à toutes les femmes atteintes du SOPK.
Le choix dépend notamment :
- du type de poils ;
- de leur couleur ;
- de leur épaisseur ;
- du type de peau ;
- du profil hormonal ;
- des traitements déjà réalisés.
Le laser et l’électrolyse ne s’opposent pas forcément. Dans certains cas, ils peuvent même être complémentaires.
Pourquoi l'électrolyse traite tous les types de poils
Contrairement au laser, l’électrolyse agit follicule pileux par follicule pileux.
Elle ne dépend pas de la couleur du poil ou de la peau.
Elle peut être utilisée sur :
- les poils noirs ;
- les poils fins ;
- les poils blancs ;
- les poils roux ;
- tous les phototypes.
| Situation | Laser | Électrolyse |
|---|---|---|
| Poils hormonaux | Résultats variables | ✅ |
| Poils blancs | ❌ | ✅ |
| Poils fins du visage | Variable | ✅ |
| Peaux foncées | ✅(risques de brûlures) | ✅ |
| Tous les types de poils | ❌ | ✅ |
| Action follicule par follicule | ❌ | ✅ |
Comment éliminer les poils du SOPK durablement ?
Il n’existe pas de solution unique pour le SOPK ou SMOP.
Une prise en charge globale permet généralement d’obtenir les meilleurs résultats.
Importance d'une prise en charge globale
Le SOPK ou le SMOP est un trouble hormonal complexe.
La prise en charge peut associer :
- un suivi médical ;
- une alimentation équilibrée ;
- une activité physique régulière ;
- un traitement hormonal lorsque cela est indiqué ;
- une prise en charge ciblée des poils déjà présents.
L’objectif est d’agir à la fois sur le terrain hormonal et sur les poils existants.
Pourquoi plusieurs séances sont nécessaires
Les poils suivent différents cycles de croissance.
Tous les follicules pileux ne sont pas actifs au même moment.
C’est pourquoi plusieurs séances sont généralement nécessaires pour traiter progressivement les poils présents dans les différentes phases du cycle pilaire.
Le nombre de séances dépend notamment :
- de la zone traitée ;
- du profil hormonal ;
- de la densité des poils ;
- des traitements déjà réalisés ;
- de la régularité des séances.
Questions fréquentes
Non.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), également appelé syndrome métabolique et ovarien polykystique (SMOP) dans les nouvelles classifications, ne provoque pas systématiquement une pilosité importante.
L’intensité des symptômes varie d’une femme à l’autre.
Le menton fait partie des zones dites hormonodépendantes.
Les follicules pileux de cette région sont particulièrement sensibles aux hormones androgènes, ce qui explique pourquoi cette zone est souvent touchée en cas de SOPK.
Une amélioration hormonale peut ralentir l’apparition de nouveaux poils.
En revanche, les poils déjà transformés en poils terminaux ne disparaissent pas toujours spontanément.
Dans certains cas, notamment sur des poils fins du visage, une repousse paradoxale peut être observée.
Oui.
L’électrolyse permet de traiter tous les types de poils, y compris les poils hormonaux, les poils fins et les poils blancs.
Le nombre de séances varie d’une personne à l’autre.
Il dépend notamment :
- de la zone traitée ;
- de la densité des poils ;
- du profil hormonal ;
- de la régularité des séances ;
- des traitements déjà réalisés.
Vous souffrez de poils du visage liés au SOPK ?
Vous n’êtes pas seule.
La pilosité hormonale touche de nombreuses femmes et différentes solutions peuvent être envisagées selon votre situation.
Une consultation permet d’évaluer votre type de poils, vos antécédents et les options les plus adaptées à vos besoins.
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